Pourquoi vous avez peur de vous lancer ? Partie 1/2

Pourquoi vous avez peur de vous lancer ? Partie 1/2

L’entrepreneuriat est un mot qui fait rêver une partie de la population. Qui n’a pas eu un jour l’envie d’être son propre patron ? De faire ce dont il a vraiment envie ? De choisir les chemins qu’il emprunte, et d’être en phase avec ses valeurs ? Dans cette série de 2 articles, je vais tenter d’analyser avec vous, pourquoi malgré tous ces idéaux que vous avez, vous avez une peur bleue de vous lancer en entrepreneuriat.

D’ailleurs ce sujet n’intéressera pas uniquement les entrepreneuses et entrepreneurs du monde animal ou du monde vivant, comme j’ai l’habitude de le faire. Ce que je vais traiter aujourd’hui me semble assez universel. Cela sera probablement utile à de nombreux autres porteurs de projet. Alors si vous aimez ce contenu, n’hésitez pas à le relayer autour de vous !

La rhétorique du lancement dans l’entrepreneuriat

J’ai donc choisi de vous parler aujourd’hui de la peur de se lancer. Je ne parle pas d’appréhension ou d’une petite crainte sans conséquence, mais bien d’une peur bleue. D’un blocage psychologique qui peut parfois vous empêcher de mettre un pied devant l’autre. N’avez-vous jamais eu vous aussi une idée formidable, avec la certitude que vous seriez la meilleure personne pour la mettre en œuvre, et que, cerise sur le gâteau, ladite réalisation vous rendrait plus heureux ? Le sujet de la peur de se lancer est un sujet probablement aussi vieux que l’entrepreneuriat.

Si on se concentre sur ce qui est à mon avis le premier et le plus gros des problèmes, c’est bien toute la rhétorique qui tourne autour du mot « se lancer » en entrepreneuriat. « Se lancer » évoque probablement en vous un bond dans l’inconnu, un saut à l’élastique, sans élastique, dans un canyon dont on ne connait pas la profondeur. La boite de Pandore. « J’ai lancé ma boite » disent certains. « J’ai envie de tout plaquer » diront d’autres. C’est sûr que dit comme ça, cette radicalité a de quoi faire peur.

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Entreprendre étape par étape.

Imaginez. Vous êtes né dans un sous-marin, et on vous a toujours dit que si vous avez le malheur d’ouvrir la porte, l’océan tout entier va vous submerger. Vous n’avez aucune chance de vous en sortir. En gros, le bourrin qui part tête baissée et qui tourne la manivelle sans réfléchir, oui il a des chances d’être le premier à y passer. Mais si vous prenez un peu plus le temps de changer de cap, et de vous rapprocher de la surface, vous arriverez. A un point où il sera possible d’ouvrir la petite trappe tout en haut, et de respirer enfin de l’air pur, sans prendre beaucoup de risque.

En entrepreneuriat, c’est le même principe. Si vous croyez en une transition brutale et irréfléchie, vous avez des chances que votre projet ne prenne pas la bonne direction. Mais si vous acceptez d’y aller étape par étape, vous n’allez pas « vous lancer », mais vous allez « transitionner » vers un projet entrepreneurial. Si vous avez la sécurité d’un emploi, et que cette sécurité vous conforte, et bien gardez-la ! Réduisez juste de 20 ou 30% votre temps de travail. De façon temporaire au début, pour avoir le temps de travailler sur un projet. Aujourd’hui avec le statut d’auto-entrepreneur, tout le monde peut tester une idée sans prendre de risque.

Ne pas avoir peur d’échouer dans l’entrepreneuriat

Je retrouve cette peur très souvent chez les demandeurs d’emploi. « J’ai 2 ans de chômage, j’aimerais bien me lancer dans un projet, mais si j’échoue je n’aurai plus de quoi vivre ». Inversez les choses. Oui il y a des chances que votre projet ne prenne pas, et alors ? Combien de temps vous faut-il pour retrouver un job ? Si vous avez 24 mois de chômage devant vous, peut-être que vous pouvez vous donner 4 ou 5 trimestres pour tester votre projet. Tout en gardant les 3 ou 4 trimestres restants en sécurité pour trouver un emploi ?

Je vais vous partager l’un des meilleurs conseils qu’on m’ait donné. Quand moi aussi j’ai voulu m’orienter vers mes propres projets, et que comme vous, j’avais le trouillomètre au maximum. C’est celui d’évaluer quelle serait la pire des situations si j’échouais mon projet. Souvent on se représente l’échec comme la fin du monde. On a honte d’avoir eu tort de croire à une idée. On se dit que les autres vont nous regarder comme des perdants. En vrai, l’échec est une aventure formidable. Pour moi, la pire des situations, c’était qu’au bout de 12 mois je serais contraint de me remettre à chercher un travail. Ce qui est loin du scénario apocalyptique qu’on voit dans les films américains… Au pire du pire, j’aurais perdu un an de ma vie.

Et je vous fais une confidence, avant de créer les Entrepreneurs Animaliers, cette situation est arrivée ! J’avais démarré un premier projet en 2017, qui après un an de tentatives mal coordonnées, n’avait pas marché. J’ai cherché un travail, j’en ai trouvé un super ! Il m’a permis de me renflouer et même de vivre de nouvelles expériences super enrichissantes. Et puis quelques temps plus tard j’ai retenté, et ça a marché.

L’impact négatif des médias et réseaux sociaux

Le deuxième aspect dont je voulais vous parler, c’est l’impact négatif que peuvent avoir les média traditionnels et les réseaux sociaux sur votre représentation de l’entrepreneuriat. Si vous avez le malheur de lire la presse économique ou de regarder des émissions qui parlent d’entrepreneuriat, on ne va valoriser que les plus gros succès.

Nous sommes inondés de Success Stories, de personnes qui ont révolutionné tel ou tel secteur. En Avril 2021, le président sur son compte Linkedin félicitait Alan pour avoir levé 185 millions d’euros, ou encore OpenClassRoom pour les mêmes raisons. Le hic c’est que tout le monde n’est pas une super star en devenir. Alors si vous cherchez à vous comparer aux plus gros, forcément vous allez complexer.

Une vision idéaliste des réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux encore davantage, on vous bombarde de beaux gosses en costar ou d’instagrameuses ultra qui ont l’air de vivre dans un monde où l’imperfection n’existe pas. Tout est filtré, tout est maquillé, et vous n’avez pas l’opportunité de voir tout le travail qu’il y a derrière. En conséquence, forcément, certains vont penser qu’être entrepreneur c’est avoir une belle vie, avoir de beaux vêtements. Alors qu’être entrepreneur, c’est prendre près de 3000 décisions par jour, c’est travailler dur, et c’est aussi parfois avoir tort.

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3 astuces simples pour l’entrepreneuriat

J’avais le même problème, et parfois ce sont de vieux démons qui reviennent, alors pour m’en protéger, j’ai mis en place trois astuces très simples :
1. J’ai écrit sur un tableau POURQUOI j’avais choisi l’entrepreneuriat, et quelle était ma raison d’être. Cela me permet de m’en rappeler quand des gourous sur Internet essaient de me faire croire que le plus important c’est l’argent, le jet privé et je sais pas quel autre délire.
2 .La deuxième chose, c’est de me confronter au vrai monde des entrepreneurs. Et cela implique de se détacher des réseaux sociaux et de discuter avec des vrais gens. Quand on parle en toute confiance, on parle des vrais sujets, et ça fait vraiment du bien de savoir que je ne suis pas le seul entrepreneur à gérer 1000 problèmes à la minute.
3. Le troisième conseil, c’est de lire et de relire « L’art subtil de s’en foutre » de Mark MANSON. C’est un livre qui m’a permis d’accepter que mon rêve ce n’était pas du tout de devenir la nouvelle super-star de mon domaine, mais de faire ce que j’aime, d’être utile au monde à mon humble échelle.

On se retrouve dès la semaine prochaine pour le deuxième article sur : « Pourquoi vous avez peur de vous lancer ». Nous évoquerons la transition en deux temps de l’entrepreneuriat.

Merci d’avoir lu cet article, et à bientôt !
Tristan FERRE, entrepreneur passionné
Fondateur des Entrepreneurs Animaliers


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