L’animal médiateur, pour une bonne éducation de l’enfant

L’animal médiateur, pour une bonne éducation de l’enfant

Quand la médiation animale n’a pas que des vertus thérapeutiques, mais aussi pédagogiques…

Nous connaissons tous cette grande influence que nos animaux de compagnie ont sur les enfants. Si vous êtes de ces parents qui ont décidé d’adopter un animal en partie pour aider à l’éducation de votre enfant (représentant 20% des propriétaires d’animaux français), sachez que vous aviez vu juste ! En effet, nos compagnons peuvent paraître comme de parfaits professeurs dans beaucoup de situations. Si vous n’avez pas cette possibilité, des intervenants en médiation animale peuvent vous accompagner dans cette démarche.

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L’animal, un véritable médiateur, acteur de la vie de son compagnon humain

En possédant un animal, un enfant est obligé de s’en occuper. Au départ, il peut voir l’animal un peu comme un jouet ou une peluche que l’on câline. Mais le jour où l’animal arrive à la maison, l’enfant prend conscience que son compagnon a besoin d’attention. Le jeune propriétaire est alors très vite responsabilisé et beaucoup de parents apprennent à leurs enfants comment s’occuper du nouveau venu. Le but étant de rendre son fils ou sa fille véritable acteur de la vie de son compagnon. Une très bonne méthode pour éduquer son enfant : il prend du plaisir avec son animal, joue avec, le caresse, se confie à lui. Des bienfaits assurés, à condition qu’il lui donne du temps.

En fonction de l’âge de l’enfant et du type d’animal adopté, les responsabilités ne sont pas les mêmes, mais permettent de faire prendre conscience à l’enfant qu’un être vivant n’est pas un jouet. En le responsabilisant, on renforce peu à peu son indépendance, et donc son autonomie.

« Une responsabilité pour être soigneur« 

l'animal responsabilise l'enfant

Nous avons ainsi contacté un instituteur en CM1/CM2, possédant depuis plusieurs années des animaux dans ses classes : pendant longtemps des rongeurs, puis des poissons. Ceci lui aurait permis de lier l’animal à l’éducation des jeunes faite classiquement à l’école. « Dans ma classe, il y a une responsabilité pour être soigneur : donner de la nourriture, aider au nettoyage. On change toutes les semaines pour que chaque élève y participe ». De cette manière, les élèves, même ceux ne possédant pas d’animaux chez eux, ont chacun leur tour la responsabilité d’un animal vivant, sous contrôle de l’instituteur. « Je suis sûr que la présence d’animaux dans la classe apporterait du bien-être et des responsabilités aux élèves, surtout aux élèves de la ville qui observent peu le vivant ».

apprendre mieux et plus rapidement grâce aux animaux

Elodie Azevedo, monitrice d’équitation adaptée, nous a quant à elle ouvert les portes de son activité au centre équestre La Montagne de Cormeilles en Parisis (95). « Pour moi, le simple fait de confier un poney à un enfant lui donne des responsabilités très fortes : il devra s’en occuper avant de monter dessus pour son cours d’équitation et après le cours. » C’est alors un groupe d’enfant qui se forme et chacun prend en charge son propre poney pour un moment. Il a donc vite l’impression d’être le seul à gérer sa monture.

Apprendre mieux et plus rapidement, s’investir émotionnellement

D’après les résultats des études publiées dans le International Journal of Environmental Research and Public Health, l’animal de compagnie est pour beaucoup d’enfants un réel élément de motivation dans l’apprentissage et le développement. Le compagnon a alors le pouvoir d’aider dans l’éducation de l’enfant, notamment en enrichissant son vocabulaire.

Tout d’abord, la relation de non jugement qu’implique l’interaction avec un animal permet de mettre l’enfant en confiance, qui souvent aime bien se confier à son animal et lui parler. Une relation qui favorise le développement de son langage, de son vocabulaire. Les enfants ayant un animal chez eux s’expriment également mieux quand il s’agit du monde vivant et du corps que ceux ne possédant aucun animal.

En effet, pour l’enfant, il parait plus simple d’apprendre et de retenir quand il s’agit d’un sujet dans lequel il est émotionnellement investi. Il est alors souvent amusant pour le jeune propriétaire d’apprendre l’anatomie de son compagnon, qu’il retiendra donc très facilement. Chez les jeunes adultes également, les études convergent sur un meilleur développement cognitif et social s’ils sont entourés d’animaux.

se dépasser pour progresser

Elodie Azevedo, notre médiatrice équine, confie également que le poney motive l’enfant à se dépasser. Lorsqu’il pratique l’équitation, le petit garçon ou la petite fille commence à développer son esprit de compétition à travers différents jeux pour les petits, mais également son esprit d’équipe. De plus, répéter les exercices et réussir à les exécuter, en un mot maîtriser soi-même son poney donne de la confiance à l’enfant, ce qui le fait progresser et le motive à persévérer dans l’apprentissage. La vision de l’enfant sur l’animal n’en sera que plus ouverte, lui permettant ainsi de se forger petit à petit son propre mode de pensée.

Accompagner son enfant… ou le faire accompagner par un professionnel de la médiation animale

Cependant, il faut garder à l’esprit que ces bienfaits sont intimement liés au taux d’encadrement de la part des parents. Il faut tout d’abord que chaque parent sensibilise son enfant avant d’espérer un effet de l’animal sur ce dernier. Car c’est bien avant tout la qualité du milieu de vie de l’enfant qui sera l’élément déterminant de son développement cognitif, et de son éducation.

La meilleure façon d’avoir de l’effet sur l’éducation d’un enfant avec un animal restant d’avoir un compagnon à temps plein à la maison, d’encadrer et de l’accompagner dans sa démarche d’interaction avec son animal en tant que parent, et d’avoir un cadre de vie sain. De trop nombreux enfants, notamment citadins, n’ont aujourd’hui aucun contact avec un animal. « J’ai fait plusieurs voyages de découverte et à chaque fois la plupart des élèves n’avaient jamais approché ou touché une vache, une chèvre ou même un gros chien », nous racontait d’ailleurs l’instituteur.

séance de médiation animale avec un chien et une petite fille

Alors si vous ne pouvez pas vous permettre d’accueillir un compagnon à quatre pattes dans votre foyer, ou si l’accompagnement d’un professionnel se fait sentir, faites appel à un. intervenant.e de la médiation animale dès le plus jeune âge de votre rejeton. Il lui offrira la sensibilité et le contact homme-animal dont il a tant besoin pour son développement, avec bienveillance et douceur. Le médiateur ou la médiatrice pourra, par exemple, vous aider à développer l’empathie, le respect, la curiosité, la stimulation des sens ou encore ses capacités cognitives et affectives.

Floriane Faugeron

& Tristan FERRE
Consultant, coach et fondateur de la formation «Je lance mon projet animalier : médiation animale et fermes pédagogiques»

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