La magie des séances de médiation animale : après la reconversion, les bons moments

La magie des séances de médiation animale : après la reconversion, les bons moments

Réussir une reconversion en médiation animale n’est pas la plus paisible des aventures. Les péripéties sont nombreuses, certaines plus difficile à surmonter que d’autres. Mais heureusement de nombreuses personnes qui prennent cette voie y parviennent avec brio.

Leur secret ? De l’organisation, de la méthode, et une forte dose de confiance en soi et de détermination. Depuis quelques semaines, vous avez fait la rencontre de Cindy, fondatrice de Piam Piam, Camille qui a créé De Patte en Main, et Victoria qui exerce avec sa chienne Music. Trois intervenantes qui nous ont partagé pourquoi elles avaient quitté leur précédente carrière pour lancer leur projet avec les animaux, qui nous ont dévoilé comment surmonter le complexe en légitimité dont elles avaient du faire face, et qui enfin nous avaient donné les clés de la réussite pour se lancer en toute sérénité.

Suite et fin de notre série, découvrons aujourd’hui comment, avec le recul, elles ont vécu leurs premières séances de médiation animale.

Offrir « une petite parenthèse enchantée dans son existence »

La médiation animale a de magique le fait que, paradoxalement, elle est avant tout un métier profondément tourné vers l’humain. Les témoignages ci-dessous en sont de beaux exemples.

La vieille dame qui murmurait à l’oreille des cochons d’inde

Je pense que chaque moment est précieux à vivre. En séance le plus important est d’apprendre à laisser faire, puis les choses se passent. Je me souviens d’une vieille dame qui n’avait plus dit un mot aux équipes de soignantes depuis longtemps. Elle était comme muette, et fermée sur le monde. Un jour en séance elle s’est penchée sur l’oreille de mon cochon d’inde, et elle lui a murmuré un secret. Comme si elle avait toujours parlé.

Cindy

Elle avait l’air heureuse et apaisée

Le moment qui m’a le plus marqué jusqu’à présent serait certainement cette dame qui vivait en foyer, et qui tout-à-coup s’est prise de profonds éclats de rires. Son visage était comme éclairé, elle avait l’air heureuse et apaisée. C’était une petite parenthèse enchantée dans son existence.

Victoria

Pour « réparer » une personne, réparer ses proches peut aussi aider

J’étais en charge d’organiser des séances de médiation animale avec une jeune fille qui a des troubles du comportement. Ce n’était pas facile car les séances avec elle uniquement n’avaient pas grand intérêt : mon objectif était de renouer un lien avec son papa, qui était en quelques sortes exclu de son éducation. J’ai donc voulu intégrer le père aux séances, et cela a marché ! Après quelques temps, les éducateurs avaient remarqué qu’il appelait plus souvent sa fille, qu’il remplissait son rôle de père, et que tous deux avaient compris l’importance de ce lien qu’ils avaient. Depuis, c’est l’un de mes travaux préférés : travailler sur la relation parent-enfant, ré-impliquer les parents, qui ont tendance à s’effacer en présence d’éducateurs, qu’ils considèrent au début comme des obstacles.

Camille

Les « risques du métier » en médiation animale

C’est sûr, les bons moments sont une récompense à toutes celles et ceux qui ont pris le temps de monter leur projet de reconversion et qui aujourd’hui exercent la médiation animale avec sérieux et bienveillance.

Comme dans tout métier, il reste néanmoins des moments pendant lesquels, malheureusement, l’ambiance peut laisser à désirer…

« Elle s’en est prise à mes animaux » en pleine séance

Aujourd’hui Camille témoigne sereine, mais elle confie avoir eu, lors de ces premières séances, quelques moments de stress. « Une une dame a fait une crise et s’en est prise à mes animaux. Elle les attrapait assez violemment et J’ai eu très peur qu’elle les lâche ». Cela ne l’a pas empêché de réagir exactement comme elle le devait : avec professionnalisme et sans panique. « Il ne faut pas forcément montrer qu’on est paniqué, mettre les animaux en sécurité, et rester calme ». « Mes animaux, c’est plus que des collègues, ils font partie de ma vie » .

Les personnels soignants peuvent parfois être maladroits

Pour Victoria, c’est davantage des personnels soignants ou accompagnants que quelques incidents peuvent survenir. « Je commençais une séance dans un établissement quand une une personne est venue apporter le goûter dans la même salle. En pleine séance ! Comment faire alors pour garder la concentration des pensionnaires, si vous leur montrez qu’il est temps de passer à la suite ? » Dès ce moment, la séance était comme terminée, Victoria n’avait quasiment plus aucune marge de manœuvre. J’en conclue que la communication avec les équipes, c’est aussi très important.

Et pourtant, je tiens à vous rassurer : en plusieurs heures d’échanges et d’interviews avec de nombreuses personnes qui se sont reconverties dans la médiation animale, je n’ai entendu que très peu d’exemples de mauvais moments en séance. Les bons moments, eux, ne manquaient jamais à l’appel.

Et vous, quels sont vos meilleurs moments au cours de vos séances de médiation animale. Partagez-nous vos expériences en commentaire !

Et si vous n’avez pas encore franchi le pas, que vous vous posez encore des questions sur les métiers animaliers, envoyez-moi un petit message, et je vous répondrai avec grand plaisir !

Tristan FERRE
Consultant, coach et fondateur de la formation «Je lance mon projet animalier : médiation animale et fermes pédagogiques»

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