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La beauté de la faune française avec Carine Gresse

PARTIE 1 : Qui êtes-vous ?

Tristan Ferré : On va parler avec Carine Gresse de la beauté, de la faune française. Bonjour Carine Gresse.

Carine Gresse : Bonjour.

Tristan Ferré : Alors, Carine Gresse, vous êtes auxiliaire vétérinaire de métier, vous avez exercé pendant plus de vingt ans en Belgique, votre pays natal. Les chevaux, les chiens, les chats, les N.A.C. n’ont plus beaucoup de secrets pour vous. Mais il y a six ans, vous avez décidé de tout changer, vous vous installez en France et retrouvez vos amours d’origine : le dessin, l’écriture. Vous faites quelques pas vers la faune sauvage, et c’est là que l’évidence opère, il n’y aura plus de retour en arrière possible. Bénévole en centres de soins, passionnée par les petits mammifères de nos contrées, vous ferez du renard roux votre emblème, votre muse, votre vocation. Alors Carine, est-ce que cette définition vous convient ?

Carine Gresse : Oui, parfaitement, elle me convient parfaitement.

Tristan Ferré : Carine, est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu comment on se retrouve d’un centre vétérinaire assez classique à la faune sauvage en France ?

Carine Gresse : Je suis née à la campagne et j’ai probablement dans les gênes cet attrait pour les animaux.  Mes parents m’ont élevée en ce sens, ils ont eux-mêmes cette sensibilité, et toujours connu chien, chat, lapins, poules chez eux et du côté de mon papa, ils étaient fermiers. Ma voix semblait tracée, c’était évident. Je n’ai jamais réfléchi vraiment à ce que je voulais faire quand je serais grande, mes parents ont cru longtemps que je serais vétérinaire d’ailleurs, mais je n’avais pas envie d’étudier tous les animaux. J’étais très autodidacte, et j’apprenais énormément de choses sur les espèces que j’aimais particulièrement : les chevaux, les chiens, les loups, les renards, donc je suis devenue assistante vétérinaire, auxiliaire vétérinaire, ASV comme on dit, d’abord quinze ans à la faculté de médecine vétérinaire en médecine équine, puis j’ai suivi deux ans en praticien en rural et après avoir repris deux ans d’études de spécialisation, j’ai travaillé quatre années dans un cabinet mixte, c’est-à-dire : chiens, chats, NAC, chevaux, vaches, moutons, etc. Durant toutes ces années, j’ai évidemment été amenée à soigner des animaux sauvages que les gens trouvaient blessés, nous amenaient à la clinique. Les voir mourir aussi, devoir les euthanasier, cela fait partie du métier, et on ne s’y fait jamais. Des écureuils, des hérissons, des chevreuils, des renards, pour la plupart suite à des collisions de véhicules, du piégeage, des plombs, des empoisonnements, j’ai même recueilli une louve captive, de la bêtise humaine. Pendant près de deux ans, j’ai cherché et trouvé une solution pour un meilleur, pour elle. Au-delà de la déception de les perdre, j’aimais cette relation. Le sauvage blessé est souvent plus docile que les toutous gâtés et leur confiance, leur abandon presque et une fois guéri dans le plus formidable des cas, c’est cet échange subtil de l’animal reconnaissant puis en un instant cette lueur sauvage qui remplit à nouveau son regard, ça, c’est magique. Puis j’ai tout quitté par amour, j’ai embarqué mon petit garçon, mon chien, mes meubles, persuadée de continuer à vivre dans cet équilibre en France, il y a de cela sept ans maintenant et je n’ai pas retrouvé ce métier comme je l’avais toujours pratiqué : le téléphone greffé sur l’oreille et vendre des croquettes, ce n’est vraiment pas mon truc. Mon compagnon, conscient du drame qui se jouait, m’a laissée faire, et pour moi évidemment hors de question de baisser les bras, et surtout de me perdre dans une vie qui était bien loin de celle que j’avais imaginée. Alors, animée de cette énergie qui ne me quitte jamais, presque, j’ai décidé de reprendre mes rêves là où je les avais laissés faute de temps. Je suis sortie de chez moi et j’ai commencé à démarcher tout ce qui pouvait m’être utile dans ma décision de défendre la faune sauvage et particulièrement les mal-aimés et bien sûr et surtout le renard. J’ai fait trois ans d’écovolontariat en centre de soin, j’ai intégré des associations comme la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, j’ai adhéré à d’autres comme l’ASPAS qui est l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, j’ai enrichi mon réseau de nombreux spécialistes, et puis entre-temps, je suis devenue capacitaire renard roux, et une extension de certificat est en cours pour d’autres espèces de petits carnivores nuisibles. Parallèlement à cela, j’ai repris mes crayons et mon carnet de croquis et face à un intérêt très encourageant, j’ai créé mon entreprise de dessins animaliers. Je travaille pour diverses structures et j’essaie de mettre mon art au service de la cause animale.

Tristan Ferré : Et alors justement sur ce choix du renard, est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous avez un tel amour pour cet animal en particulier alors qu’on a plutôt tendance à décrire cet animal comme un nuisible, aujourd’hui on dit plutôt « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». Est-ce que vous êtes un peu l’avocat du diable ?

Carine Gresse : Alors pourquoi le renard ? Le choix du renard, je dirais que ce n’est pas un choix, c’était plutôt lui qui m’a choisie et puis « l’avocat du diable », non je ne crois pas, il n’y a pas de diable chez les animaux. Mon grand-père venait souvent me garder à la maison, moi je suis de la génération du dehors : il m’emmenait en balade par tous les temps, me racontait des histoires, avec la différence que le loup n’était jamais méchant et que le loup, lui, n’était pas forcément enragé. C’est avec lui que j’ai croisé toute petite le chemin du premier renard. J’en étais fascinée, envoûtée. Là, le pacte était scellé. À six ans, j’ai appris à monter à poney d’abord et bien avant l’âge, je galopais dans les campagnes. En hauteur, l’odeur humaine est dissimulée par celle du cheval alors la faune se fait moins farouche, ça, je l’avais bien compris. Et au fil du temps, cela devenait presque des rendez-vous sauvages. Même en plein jour le renard montrait son museau. Lui comme je l’ai dit, c’était l’évidence : cette première rencontre et puis toutes les autres qui ont suivi, sans même le chercher. Communication intuitive, on parle beaucoup de cela aujourd’hui, peut-être, je n’en sais rien, mais je n’ai pas besoin de mettre des mots. C’est un fait. Une renarde m’a permis d’observer sa portée en gueule de terrier chaque jour pendant deux ou trois semaines quand j’étais jeune. Avec mon cheval, il nous arrivait de nous faire suivre presque comme un jeu. Le renard se cachait dans les hautes fougères et il bondissait derrière nous. Sous la fenêtre de ma chambre, je vivais à la campagne, ils venaient seuls ou à deux et ils tapageaient à m’en réveiller. Il n’était pas rare d’en voir étendu au soleil au milieu du pré d’à côté avec des brebis. Et plus tard lors d’un séjour, il n’y a pas si longtemps dans un village de vacances méditerranéen une jeune renarde est venue chaque soir se coucher sous notre terrasse. Nous avions même prévenu le directeur et les vacanciers qu’il n’y avait aucun danger. Après notre départ le responsable nous a informés quelques jours plus tard qu’il l’apercevait encore au loin dans le sous-bois, mais plus jamais dans le village. Je ne crois pas forcément aux signes. On y attache de l’importance quand on attend quelque chose. Je n’attends rien.

Tristan Ferré : C’est beau, c’est très poétique ce que vous dites, on a l’impression que vous vivez une vie de poésie, ou en tout cas entourée par la poésie. Est-ce que vous considérez que vous êtes plutôt une femme de sagesse ou plutôt une femme de combat ?

Carine Gresse : Femme de combat sans hésiter ! Avec un minimum de sagesse quand même, indispensable pour aboutir dans ce que l’on entreprend. Je savais le renard chassé en France comme en Belgique, et encore là il reste le pilleur de poulailler banal, mais c’est tout, il n’a aucun intérêt cynégétique pour la plupart des chasseurs, on ne le mange pas, il est même protégé dans certaines régions. Quand j’ai découvert avec une certaine stupéfaction son statut certes de gibier, mais surtout de celui de nuisible, parce qu’on ne va pas jouer sur les mots, il ne faut pas se leurrer, qui font de lui la bête à abattre, l’objet d’un acharnement, d’un harcèlement et d’une violence à vomir, j’ai été très surprise de découvrir le lobby de la chasse et ses pratiques d’un autre temps en France. Cela m’a déterminée à agir mon échelle. D’abord en commençant par faire connaître le renard au plus grand nombre, que les gens sachent vraiment quel animal utile il est, qu’ils apprennent la réalité sanitaire, les bons gestes, les inviter à une réflexion constructive en connaissance de cause et pas sur des croyances ou des préjugés, mais sur les réalités. Et quand on connaît, on comprend. Et c’est seulement quand on comprend qu’on peut se faire une opinion et pourquoi pas agir pour un mieux, défendre, protéger. J’insiste aussi sur les solutions alternatives comme les renforcements de poulailler, etc. Je suis néanmoins dans la modération, car il faut rester crédible, il faut informer, choquer un peu aussi, mais sans trop culpabiliser, les gens n’aiment pas cela et ce n’est pas une solution pour les amener à changer. Je crois que tout est dans le dosage, la médiation. C’est ce que j’essaie de faire sur base de mes connaissances et le plus objectivement possible pour ne pas tomber, faire tomber ou entretenir un comportement anthropique, car c’est très souvent le cas et c’est délicat. Le dessin est une arme douche que j’utilise, qui atteint de façon beaucoup plus constructive soit dans l’émerveillement, dans l’émotion, dans l’expression. Il peut choquer, il peut être pédagogique, didactique. Je réalise des planches anatomiques, des posters, des panneaux, des animaux en bois de récupération, du dessin scientifique, et pas que des renards. J’écris aussi des articles pour des revues, j’ai prêté ma plume à un politicien, bien que j’évite ce genre d’écueil, mais c’était pour une bonne cause, c’était pour une note sur le renard qui est parue en juin dernier dans le Sud-Ouest. Je suis co-auteure du chapitre « Renard » dans un atlas qui va sortir, j’ai écrit un recueil qui n’a pas été publié parce que plus de sept cents pages à revoir. Le livre suivant, que vous avez présenté d’ailleurs dans les bibliothèques des Entrepreneurs Animaliers. Ce livre-là est d’un genre différent, illustré et poétiquement engagé, il a eu pas mal de succès, il a même été primé. J’ai créé Le Clos des Renardises, une association qui œuvre en faveur du renard roux et qui a un projet très concret. Voilà un peu mon quotidien de femme de combat.

Tristan Ferré : D’accord effectivement, on va en parler tout à l’heure dans notre petite rubrique « entrepreneuriat ». Dernière question sur cette partie : est-ce que vous pouvez nous partager quel serait votre rêve le plus fou, bien sûr dans cette thématique du renard, du monde animal ?

Carine Gresse : Alors, « rêve », oui, ce joli mot qui porte en lui le doute de peut-être ne jamais se concrétiser, moi j’ai eu la chance d’en réaliser quelques-uns, les plus merveilleux, mais il me reste celui-là et puis d’autres naîtront ensuite et encore. Je n’arrête jamais de rêver finalement. Ça fait vivre et aimer la vie surtout quand on aboutit. Alors, ce que je souhaiterais, c’est une meilleure relation de l’homme avec l’animal, car inversement l’animal, il n’a jamais eu de dent contre l’homme. Il veut juste vivre. Dans la problématique « renard », le rêve, c’est qu’on lui fiche la paix et qu’on le laisse vivre sa vie de renard qui n’est déjà pas si simple. Serait-ce possible ? C’est un rêve. Après, on le retire de la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, ce n’est pas pour de suite. Alors, pour rester dans le réalisable à moyen terme que cessent les pratiques odieuses de la vénerie sous terre qui consiste à lâcher les chiens dans les terriers pour débusquer la renarde qui allaite sa portée en plus. Elle se fait empaler par fourche, pinces, barres à mines pendant que les chiens dévorent ses petits ou que les enfants des déterreurs les massacres longuement.

Tristan Ferré : D’accord, merci beaucoup. On va passer sur notre petit instant « hors du temps ». Carine, je vous ai laissé une carte blanche, vous allez pouvoir nous parler d’un moment inspirant ou d’un moment qui peut nous faire rêver, voyager ou tout simplement nous aider à nous projeter dans quelque chose de différent. Qu’est-ce que vous avez choisi Carine ?

Carine Gresse : Un moment hors du temps… Mon fils, mon grand garçon que j’ai élevé seule, qui a lui aussi ce don, cet amour et ce respect pour les animaux. Qui a une gentillesse, une bienveillance, avec déjà très jeune, énormément de maturité, ma fierté, l’amour inconditionnel, de bon conseil et toujours encourageant. Avant d’être maman, j’ai eu un chagrin terrifiant à la perte de mon cheval. C’était un 27 décembre, un 27 du dernier mois de l’année. J’ai un chiffre fétiche, pas préféré, mais fétiche : le trois. Et trois ans plus tard, un 27 janvier, la vie m’offrait mon plus merveilleux rêve, mon petit garçon. Un 27 du premier mois de l’année. La fin d’une belle histoire, d’une part d’enfance et un autre début. La continuité de ce beau cadeau qu’est la vie.

Tristan Ferré : Ce sera le mot de la fin sur cet instant hors du temps merci Carine.

Carine Gresse : Je vous en prie.

PARTIE 2 : Aventure entrepreneuriale

Tristan Ferré : Et c’est la rubrique « entrepreneuriat ». Carine, vous avez un projet. Un projet de refuge lié au monde du renard. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?

Carine Gresse : Pour recueillir ceux dont on ne parle pas, ceux qu’il faut achever, ceux qui n’ont aucun intérêt et qui surtout vont coûter des sous. Pour avoir travaillé dans le milieu vétérinaire et en centres de soins, sans tomber dans la sensiblerie, j’ai vu des animaux sauvages arriver dans un sale état, agonisant avec l’abdomen ouvert, le crâne fendu, un membre à moitié arraché avec le collet, la mâchoire fracturée suite à un choc véhicule. Quand c’est trop grave, on euthanasie. Quand le pronostic de relâcher est compromis, on euthanasie. Pas question d’acharnement, on abrège les souffrances et souvent un animal sauvage, on n’a d’autre but que de pouvoir le relâcher dans la nature afin qu’il y survive et qu’il s’y reproduise pour pérenniser son espèce. C’est une compensation sur les pertes occasionnées par l’effet de l’homme et non de la nature, il ne s’agit pas d’anthropomorphisme. Ensuite, il y a ceux que l’on soigne, car le pronostic semble bon on pense que le relâcher sera possible. Parmi eux certains meurent quand même, et certains guérissent et sont rendus à la nature. Et parmi les guéris, ceux qui se sont battus pour vivre, il y en a qui gardent des séquelles, des stigmates de notre impact. Malgré tous les efforts déployés, ils ne sont plus capables de vivre seuls dans le milieu naturel. Ils sont euthanasiés dans la majorité des cas. Parfois, certains sont placés dans des parcs. Mais il y a ceux qui dérangent, les nuisibles sont officiellement euthanasiés à l’arrivée ou devrait l’être, certains centres de soins ne les acceptent pas. D’autres oui, d’autres ont réussis à obtenir des conventions de relâcher. Le Clos des Renardises sensibilise à cela, à la problématique de ces espèces indésirables et c’est là où nous voudrions intervenir. La création d’un refuge permettrait d’accueillir des renards et d’autres petits carnivores nuisibles par la suite, qui auraient été soignés en centres de soins, mais qui ne peuvent plus être relâchés. Ou bien, des animaux qui auraient été saisis et qui seraient trop imprégnés pour pouvoir retrouver la vie sauvage. C’est une alternative à l’euthanasie, car il faut avoir travaillé auprès d’eux pour savoir que se battre pour la vie n’est peut-être qu’un instinct, mais les relations qui se créent et la volonté qui s’en dégage, encourage même, ne peut permettre de dire avec certitude que ces animaux doivent mourir plutôt que d’être pris en charge dans les meilleures conditions possibles. Et je m’y engagerai. Ce refuge sera l’exemple pour montrer et expliquer aux gens l’impact que nous avons sur la biodiversité, la perte de l’habitat naturel, remettre en cause, faire réagir, la question de l’éthique a été étudiée et elle est constamment au cœur du projet.

Tristan Ferré : Est-ce que vous pensez pouvoir vivre de ce projet, est-ce que vous pensez pouvoir ouvrir au public, est-ce que vous avez un modèle économique qui vous permet de faire vivre l’association et vous faire vivre vous en même temps ?

Carine Gresse : Dans l’idéal oui, ce serait bien de pouvoir vivre de ce projet. Il sera indispensable à un moment donné de pouvoir travailler à temps plein sur le site : le nourrissage, les soins aux animaux, le nettoyage, l’entretien des structures et tant de choses à faire au quotidien pour faire connaître, vivre l’association. L’ouverture au public sera envisagée sous condition ou non en fonction de l’accessibilité de l’endroit, car les critères de sécurité sont stricts. Nous ne serons pas un zoo, ni un parc animalier traditionnel, mais nous étudions les possibilités d’accueillir peut-être sur rendez-vous ou ponctuellement. Notre modèle économique est établi et outre les dons, subventions, ventes, nous comptons sur les nombreuses et diverses activités et formations que nous proposerons pour divers publics, des publics très variés dont des scolaires, des extra-scolaires, certains publics fragilisés et pourquoi pas le milieu carcéral. Nous avons beaucoup d’idées et j’ai la chance de réaliser nos propres supports.

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Tristan Ferré : Carine, quelles sont les prochaines étapes que vous voyez pour votre projet et comment est-ce que les auditeurs, les personnes qui aiment votre projet, peuvent vous aider, contribuer à votre projet ?

Carine Gresse : Nous n’avons pas encore défini le lieu, mais nous avons visité beaucoup d’endroits. Bon idéalement situé en Dordogne puisque nous y vivons ou pas loin, mais s’il fallait vraiment bouger bon… On a visité des endroits trop petits, pas suffisamment de terrain, pas de bâti, on a besoin de bâtiments pour l’accueil des animaux, pour peut-être en garder à l’intérieur, pour les soins aussi. Il y avait trop de travaux, trop près d’autres habitations, des ébauches de collaborations infructueuses, il faut un logement sur place dans l’idéal une salle d’accueil pour faire quelques animations, mais évidemment ce qui manque surtout, ce sont les sous. On a les idées, mais pas le financier. Le Clos des Renardises va avoir un an le quinze janvier prochain, j’y ai énormément travaillé en amont ne fût-ce que pour le certificat de capacités. Je voulais un projet qui tienne la route malgré le contexte sanitaire. On a mis le temps à profit. On est déjà actifs en animation diverses, en conférences, expositions page Facebook, site internet, élaboration de supports, on a des adhérents, on a réuni le matériel de bureau et celui de base pour démarrer avec les animaux. On a répondu à des appels à projet, rédigé et envoyé des dossiers de demande de subvention, obtenu des partenariats et des financements de principes pour les enclos par exemple, pour les frais vétérinaires, pour la nourriture. Et puis, nous faisons appel aux bonnes volontés. Voilà, « y’a plus qu’à » comme on dit.

Tristan Ferré : D’accord, le message est passé. Merci Carine, on a beaucoup aimé votre passion, vos engagements et tout simplement vous écouter, merci beaucoup, à très bientôt !

Carine Gresse : C’est très gentil merci à bientôt.

Vous pouvez écouter cette retranscription écrite du podcast des Escapades Animalières sur ce lien -> -> J’écoute le podcast des Escapades Animalières

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