Les erreurs qui coûtent cher quand tu te lances en médiation animale 

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Quand tu te lances en médiation animale, il y a des erreurs que tu peux te permettre. 

Et il y en a d’autres… qui vont te coûter très cher. 

Pas forcément immédiatement. Mais toujours à un moment. 

Ce que je vois sur le terrain, ce sont rarement des personnes désengagées ou légères. Ce sont des porteurs de projet investis et sincères, qui prennent des décisions logiques sur le moment, et qui découvrent plus tard le prix réel de certains choix. 

La première de ces erreurs, c’est de construire ton projet autour de ton animal (et t’en rendre compte trop tard) 

Celle-là, elle est presque invisible au départ. 

Tu ne te dis pas “je fais une erreur”. Tu te dis juste : “j’ai déjà mon animal, je vais partir de là”. 

Et franchement, c’est logique. Tu le connais, tu as confiance en lui, tu sais comment il réagit. Donc tu construis autour : ton offre, tes ateliers, les publics que tu vises. 

Sauf que le terrain, lui, ne s’adapte pas à ton animal. 

Je pense à une personne que j’ai accompagnée : elle avait un chien adorable, mais très sensible au bruit et aux mouvements brusques. Elle voulait intervenir auprès d’enfants en situation de handicap. Sur le papier, ça semblait cohérent. 

Dans la réalité, son chien était en tension permanente, les séances étaient instables, et elle passait plus de temps à gérer son animal qu’à accompagner. 

À un moment, elle a dû faire un choix difficile : continuer… ou tout revoir. 

Elle a changé d’animal (pour la médiation, bien-sûr). 

Ça s’est amélioré ensuite, mais ça lui a coûté des mois de flottement, une perte de confiance, et une vraie fatigue mentale. 

Alors ce n’est pas parce qu’un animal est adapté à ta vie qu’il est adapté à la médiation animale. 

La deuxième erreur : laisser ton équipe animale dériver parce que tu n’oses pas refuser 

Là, on s’attaque à une erreur qui coûte cher, mais de manière insidieuse. 

Au départ, tu fais bien les choses. Tu construis ton équipe animale, tu choisis, tu observes, tu ajustes. Tu fais des choix cohérents. 

Et puis, petit à petit, ça dérape. 

On te propose un animal : un chaton trouvé dans la rue, une portée de lapins, un chien un peu âgé que quelqu’un ne peut plus garder. Un proche, une connaissance, une situation urgente. Et derrière, il y a cette pression silencieuse : “si tu ne le prends pas… qu’est-ce qu’il va devenir ?” 

Alors tu hésites. Et souvent… tu dis oui. 

Pas parce que c’est juste pour ton projet, mais parce que tu ne veux pas porter le poids du refus. 

Sauf que ton activité n’est pas un lieu d’accueil. 

Et à partir de là, tout bouge : trop d’animaux, des profils inadaptés, une charge mentale qui augmente, des coûts qui explosent. 

Une équipe animale, ça se construit. Ça ne se subit pas. 

Et cette erreur, elle use progressivement, financièrement, émotionnellement, et dans la cohérence même de ton projet. 

Refuser un animal, ce n’est pas être dure. C’est protéger ce que tu es en train de bâtir. 

Troisième erreur : découvrir le coût des imprévus… quand il est déjà trop tard 

Celle-ci, elle est violente. 

Parce qu’elle ne prévient pas. 

Au départ, tu fais tes calculs. Tu penses au matériel, aux déplacements, aux assurances, à la formation. Et tu te dis que ton modèle tient. 

Sauf que tu n’intègres pas vraiment les scénarios qui dérapent. 

Je pense à une personne que j’ai accompagnée, qui travaillait avec une dizaine de cochons d’Inde. Son activité tournait bien, tout était au vert. 

Et puis il y a eu une épidémie de teigne. 

Tous les animaux ont été infectés, même quelques bénéficiaires humains. 

Et là, en cascade, il faut traiter chaque animal, les isoler, tout désinfecter, en conséquences, arrêter ses interventions pendant quelques temps. 

Donc concrètement : des frais vétérinaires importants, zéro chiffre d’affaires pendant plusieurs semaines, une charge mentale et émotionnelle énorme. 

Et dans ces moments-là, certaines en arrivent à lancer des cagnottes : “aidez-moi à sauver mes animaux”. Je comprends l’élan. Je pense que je ferais pareil si j’étais dans l’impasse. 

Mais il faut être lucide sur ce que ça renvoie : tu montres malgré toi que ton activité n’est pas capable d’absorber ses propres risques. Et pour des partenaires, ça interroge. 

Ce n’est pas juste une difficulté. C’est ton professionnalisme qui est questionné. 

Le problème, ce n’est pas que ça arrive. C’est de construire comme si ça n’arriverait pas. Prendre une assurance santé animale adaptée ou te constituer toi-même ton filet de sécurité, c’est vraiment essentiel. 

La quatrième erreur, c’est de continuer à chercher des idées au lieu de chercher des clients 

Celle-ci, elle est plus pernicieuse qu’elle en a l’air. 

Tu as fini ta formation chez nous, tu es peut-être même certifiée. Tu pourrais commencer. 

Mais à la place, tu remplis. 

Tu crées, tu ajustes, tu modifies. Et surtout… tu passes du temps ailleurs. Tu regardes les autres, tu traînes sur les réseaux, tu compares, tu te rassures… ou tu doutes. 

Et pendant ce temps-là, rien n’avance vraiment. 

Parce que le vrai sujet, il est là : aller chercher des clients, c’est inconfortable. C’est là que tu t’exposes, que tu peux être refusée, que ton projet devient réel. 

Alors tu restes dans une zone maîtrisée. 

Sauf que cette zone ne génère rien. 

Des semaines passent, parfois des mois, avec cette sensation de faire plein de choses… sans résultat. 

Tu n’es pas en train de construire ton activité. Tu es en train de retarder le moment où elle commence. 

Cinquième erreur : choisir ton statut sans comprendre ce que ça implique 

Le statut, on le traite souvent rapidement, comme une formalité. 

Association. Auto-entreprise. “Je verrai plus tard”. 

Sauf que plus tard… tu es déjà dedans. 

Et là, les conséquences deviennent concrètes. 

Tu choisis une association… et tu te rends compte que tu ne peux pas te rémunérer comme tu l’avais imaginé. Tu travailles, tu développes, mais l’argent ne peut pas revenir vers toi simplement. 

Tu crées ton auto-entreprise sans anticiper… et tu perds une partie de tes droits chômage. Pas parce que tu n’y avais pas droit, mais parce que tu as mal calé le timing. 

Tu passes à côté d’aides auxquelles tu aurais pu prétendre. Et ça, le plus dur, c’est que tu ne le sauras peut-être jamais. 

Et quand ton activité commence à évoluer… tu te retrouves bloquée dans un statut qui ne suit plus. 

Cette question est fondamentale, parce qu’elle structure tout le reste. 

J’en ai déjà parlé dans plusieurs articles et vidéos, n’hésite pas à aller y jeter un œil. 

Et surtout, méfie-toi des réponses toutes faites de personnes qui ne s’y connaissent pas assez : “prends ce statut-là, c’est le meilleur”. Ça n’existe pas. 

Prends le temps de comparer, de comprendre, de te projeter. 

Et si tu sens que c’est flou, que tu avances un peu à l’aveugle, on est là pour t’accompagner. C’est notre expertise. 

La sixième erreur consiste à t’aligner sur les tarifs des autres sans comprendre ce que tu compares 

Tu regardes les prix autour de toi, et tu t’alignes. 

Parce que tu veux être dans le marché, ne pas être trop chère, être choisie. 

Sauf que tu compares des choses qui ne sont pas comparables. 

Un professionnel en médiation animale avec un chien en itinérance, une mini-ferme avec une approche récréative, une ferme thérapeutique avec un lieu structuré et adapté… ce ne sont pas les mêmes réalités. 

Pas les mêmes charges, pas les mêmes compétences, pas les mêmes responsabilités. 

Et pourtant, tout est mis au même niveau. Donc forcément, tu t’alignes… à côté. 

Tu travailles, tu fais des déplacements longs et fatigants, mais à la fin tu te payes mal, tu t’épuises, et tu ne comprends pas pourquoi ça ne tient pas. 

Et surtout, tu ne t’impactes pas seulement toi : tu tires les prix vers le bas, tu banalises une expertise exigeante, et tu crées des tensions entre professionnels. 

Là où il pourrait y avoir du respect et de la coopération, il y a de la frustration et de l’incompréhension. 

Un tarif, ce n’est pas juste un prix. C’est un positionnement. 

On arrive maintenant aux trois dernières erreurs. Je te les ai mises en côté car je trouve que ce sont celles qui font le plus mal au porte-monnaie… 

Septième erreur : te tromper de formation (et t’en rendre compte quand il est déjà tard) 

Celle-ci, c’est la pire je pense. 

Parce qu’elle te donne l’impression que tu es prête… alors que non. 

Aujourd’hui, il y a énormément de formations. Mais toutes ne préparent pas à exercer. 

Certaines sont floues, hors-sujet, d’autres non reconnues, et certaines ressemblent plus à une expérience qu’à une vraie formation. 

Tu passes un bon moment, mais tu repars sans savoir construire une séance, gérer un groupe, te positionner, ou créer une activité viable. 

Tu t’en rends compte quand tu veux te lancer, et ça finit par coincer : tu hésites sur tout, tu ne te sens pas solide, tu cherches des réponses partout. 

Chez les Entrepreneurs Animaliers, à chaque session de formation de médiation animale, on a environ 5 à 10 % des personnes qui ont déjà suivi une autre formation. 

Alors je veux bien prêcher que nos formations sont géniales (même si peu en doutent) mais de là à se former deux fois, c’est forcément que quelque chose clochait vraiment dans la première… 

Et parfois, c’est encore plus parlant car cela m’est déjà arrivé d’avoir des demandes de conseil de personnes en train de préparer les épreuves d’une autre formation, parce qu’elles ne trouvaient pas ce dont elles avaient besoin auprès de l’organisme qu’elles avaient choisi. 

Le problème, ce n’est pas de se former. C’est de croire que toutes les formations se valent. De ne pas regarder les programmes, les avis, les reconnaissances officielles. 

Si tu veux jeter un œil sur notre formation en médiation animale, tu peux cliquer ici

La huitième et avant-dernière erreur, c’est d’attendre de te sentir totalement légitime 

Celle-ci bloque énormément de projets. 

Tu te dis que tu n’es pas encore prête. Tu continues à te former, à observer, à te comparer. Tu attends ce moment où tu te sentiras légitime. 

Mais ce moment n’arrive presque jamais. 

Je vois des personnes formées, compétentes… et pourtant incapables de se lancer. 

Pas parce qu’elles ne savent pas faire, mais parce qu’elles ne se sentent pas encore “assez”. 

Elles ne testent pas, elles ne rencontrent pas, elles n’avancent pas. Le projet reste au stade d’idée. 

La légitimité ne vient pas avant d’agir. Elle se construit pendant. 

Si ce sujet te parle, j’ai déjà fait une vidéo sur “Médiation animale et syndrome de l’imposteur”. Va la voir. 

La dernière des erreurs et pour moi la plus importante à éviter, c’est d’avancer en cavalier solitaire. 

Celle-ci est silencieuse, mais elle coûte cher. 

Au début, être seule rassure. Tu avances à ton rythme, tu ne rends pas de compte, tu te caches de tes concurrents, tu ne t’exposes pas trop. 

Mais rapidement, tu tournes en rond. 

Tu te poses des questions sans réponse, tu doutes plus, tu avances moins. 

Ton entourage proche n’est pas compétent pour te conseiller. 

Et concrètement, tu le payes : si tu es malade, ton activité s’arrête ; si tu es débordée, tu refuses des missions ; si une opportunité se présente, tu ne peux pas y répondre seule. 

À l’inverse, être entourée change tout. Tu échanges, tu avances plus vite, tu construis quelque chose de plus solide. 

De qui s’entourer ? Et bien à la fois de personnes semblables à toi, avec des niveaux de maturité variables ; et des mentors, experts ou des personnes clés qui vont te tirer vers le haut, débloquer tes situations de doute, t’encourager et te relever quand ça ne va pas. 

C’est exactement pour ça qu’on a créé le Club Cœur de Projet. 

Une communauté bienveillante et professionnelle, à l’opposé de ce que tu trouveras sur les réseaux, pour ne pas rester seule. Un écosystème qui veut ta réussite et ton épanouissement, avec du réseautage, des rencontres entre pairs et des masterclass  avec des experts incontournables, des ressources concrètes, et des réponses à tes questions au moment où elles se posent. 

Rejoindre le Club Cœur de Projet se fait par candidature : tu peux remplir le formulaire en quelques minutes pour demander à rejoindre le Club. 

La ligne à tenir 

Tu ne pourras pas éviter toutes les erreurs. 

Mais tu peux éviter celles qui te coûtent le plus cher, celles qui t’épuisent, celles qui te ralentissent et celles qui fragilisent ton projet dès le départ. 

Se lancer en médiation animale, ce n’est pas juste suivre un élan : c’est construire quelque chose qui tient. Cela demande parfois de faire des choix inconfortables. 

Mais ce sont souvent ceux-là… qui font toute la différence. 


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